André Lotterer, Marcel Fassler et Benoît Tréluyer ont réussi l’exploit de s’imposer pour la seconde année consécutive aux 24 Heures du Mans ! Audi et Michelin remportent leur 5e triplé au Mans depuis 2000 !
Contre toute attente, la mainmise d’Audi sur cette épreuve n’a jamais semblé autant en danger, même si son rival Toyota/Michelin n’a mené que brièvement la course dans les premières heures avec la TS030 Hybrid N°7.
La joie du constructeur nippon fut en effet de courte durée car la N°8 (Davidson/Sarrazin/Buemi) a été percutée par un concurrent à l’entrée du virage de Mulsanne. Le choc fut d’une extrême violence et Anthony Davidson s’en est tiré avec deux vertèbres fracturées.
Par la suite, la N°7 (Wurz/Lapierre/Nakajima) a vite perdu pied avant d’abandonner officiellement avant la mi-course (moteur cassé). Malgré tout, Toyota Racing pourra retenir beaucoup de choses positives pour ses futures échéances.
Audi aurait pu signer un quadruplé historique au Mans (comme Bentley, Jaguar et Porsche), sans deux accidents survenus coup sur coup dimanche midi. Allan McNish (N°2) a percuté les rails de sécurité dans les Virages Porsche, alors que Marc Gené (Audi N°3) a fini sa course dans les piles de pneus à la 1ère chicane des Hunaudières, un incident similaire à celui dont fut victime Romain Dumas en début de course. Le trio McNish/Kristensen/Capello (2e à 1 tour) fut donc écarté de la victoire, alors que la N°3 a reculé au 5e rang (+12 tours)
Les infortunes de Toyota et les soucis d’Audi ont bénéficié aux prototypes « privés » LMP1, notamment à la Lola-Toyota/Michelin N°12 (Prost/Jani/Heidfeld) de Rebellion Racing qui termine 4e à un tour. Cette édition fut en revanche plus difficile pour le Pescarolo Team et pour les HPD-ARX03a de Strakka Racing et de JRM.
Depuis 2000, Audi et son partenaire Michelin innovent ensemble sur les courses d’Endurance. En 2006, Audi avait imposé la technologie diesel au Mans et Michelin l’avait accompagné en développant de nouveaux pneumatiques. Cette année, Audi a bien sûr fait appel à Michelin pour équiper ses prototypes hybrides diesel-électriques et les ingénieurs de Michelin ont proposé une nouvelle gamme de pneus. Comme pour Audi avec son système e-tron quattro en course, Michelin met à profit la compétition pour innover et transférer les solutions technologiques de la piste à la route.
En LMP2, une catégorie très fournie avec 20 prototypes au départ, plusieurs leaders se sont succédé, mais comme à Sebring, c’est la HPD-ARX03b de Starworks Motorsport (Potolicchio/Dalziel/Kimber-Smith) qui s’est imposée (7e au général). L’Oreca-Nissan N°46 de Thiriet by TDS Racing (Thiriet/Beche/Tinseau), qui découvrait les 24 Heures du Mans, termine 2e.
On attendait beaucoup du prototype futuriste Nissan-DeltaWing/Michelin engagé en catégorie « expérimentale ». Le proto Highcroft Racing (Krumm/Franchitti/Motoyama) n’a pas déçu avec un meilleur temps de 3’42’’ et 75 tours couverts en course avant d’être percuté par la Toyota N°7 à 21h15.
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